L’éolien peut-il vraiment contribuer à sortir du nucléaire ?

L’objectif de la Confédération est de produire 7% de notre consommation, avec des éoliennes, ce qui représente 4’000 GWh/800 éoliennes. Le canton de Vaud a pour objectif de remplacer l’équivalent de sa consommation d’énergie nucléaire par de l’énergie éolienne.

Les parcs intégrés dans la planification cantonale vaudoise pourraient produire entre 500 et 1000 GW/h. La sortie du nucléaire ne pourra se faire avec la seule énergie éolienne, mais elle en constitue indubitablement une composante très importante.

Pourquoi développer l’énergie éolienne en Suisse alors que l’on est conscient de son faible potentiel énergétique dans notre pays ?

Les vents qui traversent notre pays sont loin d’être insignifiants. Le canton de Vaud représente quant à lui près d’un tiers du potentiel énergétique éolien (atlas des vents sur: www.wind-data.ch). Toutes les énergies renouvelables sont nécessaires pour compenser, notamment, l’arrêt des centrales atomiques et conserver une indépendance énergétique.

Combien d’éoliennes pourraient remplacer l’énergie produite par le barrage de la Grande-Dixence ?

Il faudrait 400 éoliennes de 3 mégawatts.

ET PLUS…

Le principe de ce barrage permet de stocker l’électricité au moment où nous n’en avons pas besoin. Les barrages permettent d’adapter la production en lien avec la consommation. Une centrale nucléaire produit de façon constante jour et nuit. Le barrage fournit les pics de demande et absorbe la surproduction. Les éoliennes produisent quand le vent souffle. Ces deux technologies sont donc complémentaires.

Face à ces oppositions, ne conviendrait-il pas de tout miser sur le solaire ?

Il ne faut pas mettre en concurrence l’éolien et le solaire ou les mesures d’efficacité énergétiques. Pour un approvisionnement sûr et respectueux de l’environnement, la Suisse a besoin de beaucoup d’efficacité énergétique et de toutes les formes d’énergies renouvelables pour remplacer les 80% de ressources d’énergies fossiles utilisés aujourd’hui.

La GREE croit en la complémentarité des modes de production des nouvelles énergies renouvelables (éolien, solaire, biomasse,
petite hydraulique, géothermie).

Par exemple à Genève il n’y a plus d’électricité nucléaire depuis près de 15 ans.

ET PLUS…

Au vu du contexte énergétique actuel (sortie du nucléaire à l’horizon 2050), l’augmentation de la production reposant sur les nouvelles énergies renouvelables devra contribuer de manière plus significative à l’approvisionnement de la Suisse.

De par sa productivité et sa maturité, l’éolien est, parmi les technologies vertes, celle qui peut le mieux contribuer à l’atteinte des objectifs de production reposant sur les nouvelles énergies renouvelables. Une seule éolienne de puissance et de format moyens peut répondre aux besoins en électricité de près de 1’000 ménages, sans émissions de CO2.

Même si la technologie s’est développée au cours des dernières années (plus de productivité et diminution des coûts de production), le solaire est la technologie verte dont le coût de production reste le plus élevé (de l’ordre de 15 à 30 centimes par kilowattheure contre 12 à 17 centimes pour l’éolien) et qui nécessite de mobiliser d’importantes surfaces pour obtenir des volumes de production intéressants.

L’éolien est le mode de production d’énergie renouvelable ayant l’impact sur l’environnement le plus faible par kilowattheure produit.