Nouvelle étude éolienne de l’Armée Suisse : Suisse Eole et les cantons de Fribourg et de Vaud expriment leur mécontentement

Nouvelle étude éolienne de l’Armée Suisse : Suisse Eole et les cantons de Fribourg et de Vaud expriment leur mécontentement

Nouvelles

Ce matin, le Département fédéral de la défense (DDPS) a présenté les résultats d’une étude concernant les potentiels de conflits entre la base aérienne de Payerne et les planifications éoliennes de la région. L’étude prévoit de larges zones d’exclusion et un périmètre allant jusqu’à 40 km faisant l’objet de nouvelles études qui toucherait les cantons de Vaud, Fribourg, Neuchâtel et Berne. Suisse Eole et les cantons de Vaud et Fribourg critiquent l’étude qui pourrait mettre en péril des projets de nombreux parcs éoliens dont certains ont déjà reçu des préavis positifs du DDPS et qui compromettrait ainsi les buts fixés dans la stratégie énergétique 2050.

Suisse Eole et les cantons de Vaud, Fribourg, Neuchâtel et Berne se sont efforcés depuis des années d’obtenir des préavis et des prises de position de l’armée pour les planifications. En 2013, Suisse Eole a fondé un groupe de travail avec l’Armée Suisse concernant la base aérienne de Payerne et les planifications éoliennes de la région. De nombreuses rencontres ont été organisées avec les services du Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) pour clarifier la situation. L’étude présentée concernant les potentiels de conflits entre la base aérienne de Payerne et les planifications éoliennes de la région a été lancée en 2015. Suisse Eole attendait les résultats depuis le début de l’année. Cette semaine, l’armée a convié Suisse Eole et les cantons à une présentation de cette étude, directement suivie d’une conférence de presse. En procédant ainsi, le DDPS a une manière particulière de dialoguer, en commençant par informer la presse avant même de discuter avec les cantons et Suisse Eole.

Une forte incompatibilité avec les planifications cantonales actuelles
L’étude présentée inclut de larges territoires en « zones d’exclusion définitive » et un périmètre allant jusqu’à 40 km de zones sujettes à réserves devant faire l’objet de nouvelles études « approfondies des projets ». Aujourd’hui, par rapport aux planifications cantonales établies après de longues procédures et dans le respect des directives de la Confédération, nous pouvons constater que :

  • 3 sites vaudois se trouvent en zones d’exclusion définitive et 7 en zones sujettes à réserves ;
  • la planification cantonale fribourgeoise sera probablement à réévaluer avec pratiquement l’entier des secteurs potentiellement intéressants dans des zones sujettes à réserves ou en zones d’exclusion définitive ;
  • plusieurs sites bernois sont dans ces zones.
  • plusieurs sites neuchâteloissont dans la zone sujette à réserve.

Excellente production hivernale
Au vu du potentiel de la région pour l’énergie éolienne en Suisse, ces résultats sont problématiques pour la stratégie énergétique Suisse. L’énergie éolienne est un des piliers de l’approvisionnement énergétique futur de notre pays. Avec son excellente production hivernale, cette source d’énergie est essentielle pour compléter nos énergies hydrauliques et solaires.
Manque de coordination total
La Confédération planche sur un concept éolien depuis 2013, et l’armée a été consultée sans jamais évoquer de pareilles exigences. la Confédération a également validé les planifications vaudoises et neuchâteloises. Le manque de coordination est flagrant : cette étude met en cause des sites en phase de développement avancé dont certains ont déjà reçu des préavis positifs du DDPS et de l’OFAC.

De nombreux aspects méritent des éclaircissements
Cette étude mérite aujourd’hui de nombreux éclaircissements. Nous pouvons citer notamment :

  • la coordination avec le Concept national éolien et les planifications cantonales ;
  • la prise en compte des solutions de gestion différente des systèmes radars permettant une cohabitation entre l’Armée et d’importantes implantations éoliennes comme dans d’autres pays européens, tel le Danemark ou l’Allemagne;
  • la prise en compte des zones d’exercices de tirs dans le lac R4 et R4A comme zones excluant toute exploitation d’énergie éolienne ;
  • l’exclusion stricte d’une immense zone en contradiction avec la proposition d’évaluation des cas délicats au « cas par cas » pourtant proposée par la direction de l’armée.

Il est indispensable que les zones de conflits potentiels présentées soient considérées dans leur ensemble comme des zones sujettes à réserves et non des zones d’exclusion définitive. Nous souhaitons, comme l’affirmait le porte-parole, que la discussion avec les cantons et Suisse Eole sera relancée et espérons que les résultats de cette étude seront corrigés après intégration des éléments manquants.

Etude – Développement de l’énergie éolienne à proximité de la Base aérienne de Payerne: potentiel de conflit, zones à exclure ou sujettes à réserves

Vent frais pour l’énergie éolienne: renforcer la collaboration pour trouver de bonnes solutions

Vent frais pour l’énergie éolienne: renforcer la collaboration pour trouver de bonnes solutions

Nouvelles

L’énergie éolienne est une source d’énergie durable importante pour la Suisse, en particulier durant les mois d’hiver. Malgré cet état de fait, les projets d’installations éoliennes suscitent souvent la controverse. Le WWF et Suisse Eole sont d’accord sur un point: moyennant une planification attentive, les intérêts de la protection de la nature et des espèces ainsi que ceux de l’énergie éolienne sont compatibles.

En matière d’énergie éolienne, la Suisse n’en est qu’à ses débuts. Elle ne compte ainsi que 37 installations de ce genre sur son territoire. La production d’électricité par le vent, avant tout en hiver, est pourtant essentielle et peut être réalisée sans nuire à l’environnement. Cette idée doit cependant encore faire son chemin auprès de la population, des associations de défense de l’environnement et des autorités.

WWF et Suisse Eole sont convaincus que des solutions consensuelles et défendables permettant la réalisation de projets éoliens sont possibles dans de nombreux cas.
WWF et Suisse Eole sont convaincus que des solutions consensuelles et défendables permettant la réalisation de projets éoliens sont possibles dans de nombreux cas. 

WWF et Suisse Eole sont convaincus que des solutions consensuelles et défendables permettant la réalisation de projets éoliens sont possibles dans de nombreux cas. Et ce tout en préservant au maximum la nature et l’environnement. Les deux organisations se voient confirmées par les expériences positives réalisées à l’occasion de leur collaboration: réunis autour d’une table ronde, le WWF et Suisse Eole discutent des critères d’évaluation des projets d’énergie éolienne, des mesures visant à protéger la nature, des craintes ou des oppositions des organisations de défense de la nature et des défis auxquels est confronté le secteur de l’énergie éolienne. Les réunions sont en outre ouvertes à toutes les organisations. WWF et Suisse Eole souhaitent en effet que le dialogue sur l’énergie issue du vent soit le plus large possible. L’objectif est d’ouvrir la voie à la réalisation de 400 installations de ce genre, ce qui correspond au scénario 2035 de l’Alliance-Environnement.

Pour que ce projet puisse devenir réalité, il est nécessaire de clarifier les incertitudes liées à la mise en œuvre par la Confédération et les cantons. Sans la Conception énergie éolienne de la Confédération, qui n’est toujours pas finalisée, ni le manuel EIE, attendu depuis des années, la sécurité juridique ne pourra pas être améliorée pour les entreprises, les associations et les cantons.

L’approvisionnement électrique par le vent – qui complète la production hydraulique et solaire en hiver – est incontournable en Suisse. Elle est un élément important d’un approvisionnement énergétique durable, financièrement supportable et ménageant l’environnement.

Texte: WWF et Suisse Eole

De bonnes nouvelles pour l’énergie éolienne et l’avifaune

De bonnes nouvelles pour l’énergie éolienne et l’avifaune

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L’alerte est levée : une étudescientifique menée dans le parc éolien duPeuchapatte, dans le Jura,montre que le pourcentage d’oiseaux entrant en collision avec les éoliennes est très faible malgré le nombre particulièrement élevé de passages dans la région. On peut conclure de cette étude que les éoliennes ne font que relativement peu de victimes parmi les oiseaux migrateurs. C’est là un signal encourageant dans la perspective du développement de l’énergie éolienne selon la stratégie énergétique 2050.
Cette étude réalisée par la Station ornithologique de Sempach sur mandat de l’Office fédéral de l’énergie aboutit à la conclusion qu’une éolienne ne tue en moyenne que 20 oiseaux par année. Il est important de noter qu’au Peuchapatte on n’a pas trouvé d’oiseaux morts appartenant à des espèces menacées ni à des espèces d’oiseaux de proie, bien que l’on craint souvent que les éoliennes constituent un danger particulier pour les rapaces. En outre, le nombre d’oiseaux touchés est bien inférieur à ce qu’on avait pu craindre lors de la construction des installations : dans son étude réalisée avant la construction du parc éolien, la Station ornithologique de Sempach estimait le nombre de pertes possibles entre 0 et 1700 oiseaux. Les esprits sceptiques et les adversaires de l’énergie éolienne utilisent généralement la valeur de 1700 oiseaux mortss’avérant désormais très loin de la réalité.

 

La grande majorité des oiseaux détectent parfaitement les éoliennes et les contournent. ©Photo : Fotolia
La grande majorité des oiseaux détectent parfaitement les éoliennes et les contournent. ©Photo : Fotolia

„Ces résultats sont un signal positif tant pour le développement l’énergie éolienne que pour la protection des oiseaux “, se réjouit Reto Rigassi, directeur de Suisse Eole, l’association pour la promotion de l’énergie éolienne. „Ils montrent de manière exemplaire et très claire que les craintes n’ont souvent que peu de rapport avec la réalité dans le domaine de la protection des oiseaux et peuvent mener à des conclusions erronées.“

Les oiseaux identifient un obstacle
Le nombre avancé de 1700 oiseaux tués par an est purement théorique : il part du principe que les oiseaux, en particulier lors d’une migration, volent tout droit dans les pales de l’éolienne. „Le fait qu’on n’ait dénombré que 20 oiseaux morts par installation indique que la grande majorité des oiseaux détectent parfaitement les éoliennes et les contournent“, ajoute Reto Rigassi. Les oiseaux sont donc capables d’apprendre et identifient normalementl’installation comme un obstacle, comme le confirment les études menées sur l’éolienne Calandawind dans la vallée du Rhin ainsi que des études allemandes.

Utiliser efficacement l’argent pour la protection des oiseaux
L’écart important entre les valeurs théoriques de cette étude très onéreuse réalisée avant la construction et les résultats effectifs de l’étude menée une fois l’installation mise en service montre que les pronostics théoriques sont souvent très inexacts voire irréalistes, malgré un financement important. „Les porteurs de projets dépensent donc de grosses sommes d’argent qui ne sont guère utiles aux oiseaux. Cet argent pourrait être utilisé de manière beaucoup plus efficace si l’on examinait les impacts réels lors du fonctionnement au lieu de faire réaliser de vastes études théoriques. Des mesures ciblées pourraient être prises, si nécessaire, sur la base de ces résultats. C’est ce qu’on appelle la gestion adaptative“, explique Reto Rigassi. Dans les régions particulièrement sensibles, des études plus précises sur l’avifaune restent opportunes avant la construction de parcs éoliens.

L’énergie éolienne en faveur des oiseaux
Suisse Eole est conscient que de nombreuses espèces d’oiseaux sont déjà menacées et qu’il faut éviter dans la mesure du possible les impacts négatifs supplémentaires. Cependant, le changement climatique est le premier danger qui pèse aujourd’hui sur les oiseaux puisqu’il menace 75 % de toutes les espèces d’oiseaux. L’énergie éolienne fournit un précieux courant d’hiver qui complète de façon optimale l’énergie solaire et hydraulique et devrait permettre de remplacer les chauffages fossiles par des pompes à chaleur et les véhicules à essence et diesel par des voitures électriques.

Contexte
On estime que 10 millions d’oiseaux meurent chaque année en Suisse en s’assommant contre des façades en verre et des vitrages. Les chats domestiques tuent environ 2 millions d’oiseaux et 1 million d’entre eux meurent chaque année à cause du trafic routier. Il ressort de l’étude de la Station ornithologique de Sempach réalisée pendant l’exploitation du parc éolien du Peuchapatte, qu’une éolienne ne tue en moyenne que 20 oiseaux par année, soit autant qu’un chat domestique. En projetant ces chiffres sur un développement de l’énergie éolienne conformément aux objectifs de la Stratégie énergétique 2050 de la Confédération, il faudrait s’attendre à 20’000 oiseaux morts au maximum par année.

Lien vers l’étude de la Station ornithologique de Sempach
Lien vers le rapport sur l’éolienne Calandawind

Guide pour l’optimisation des pratiques de planification des parcs éoliens

Guide pour l’optimisation des pratiques de planification des parcs éoliens

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Comment mieux réussir la planification des parcs éoliens sans modifier le droit ? Le nouveau guide de l’Office fédérale de l’énergie a pour vocation d’optimiser, dans le cadre légal existant, les pratiques de planification des parcs éoliens. Il repose sur une étude des documents disponibles relatifs à sept projets de parcs éoliens se trouvant à des stades différents de la planification.

Destiné aux autorités fédérales, cantonales et communales, aux développeurs et aux tiers, il propose une double approche des bonnes pratiques. La première suit la logique chronologique des procédures de planification, des études de base jusqu’aux autorisations de construire. La deuxième se focalise sur les actions à accomplir par les autorités qui se répètent à différentes étapes de la planification, comme peser les intérêts ou prendre au bon moment des décisions valables en la forme. Il ne s’agit en aucun cas d’une check-list exhaustive, mais bien de propositions à l’attention des praticiens, découlant des projets analysés.

Le guide est destiné aux autorités fédérales, cantonales et communales, aux développeurs et aux tiers.
Le guide est destiné aux autorités fédérales, cantonales et communales, aux développeurs et aux tiers.

Dans ses conclusions, le « Guide pour l’optimisation des pratiques de planification des parcs éoliens »met en évidence l’importance du rapport art. 47 OAT en tant qu’interface entre la planification directrice et les plans d’affectation. Il invite également à réfléchir sur des questions de gouvernance.

Guide pour l’optimisation des pratiques de planification des parcs éoliens

Source : Office fédérale de l’énergie

Global Wind Energy Outlook 2016: d’ici 2020, l’électricité éolienne devrait doubler et représenter près de 8% de la consommation mondiale d’électricité

Global Wind Energy Outlook 2016: d’ici 2020, l’électricité éolienne devrait doubler et représenter près de 8% de la consommation mondiale d’électricité

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En 2015, 4% de la consommation mondiale d’électricité provenait de parcs éoliens. D’après le Global Wind Energy Outlook 2016, publié au mois d’octobre, ce chiffre devrait être multiplié par deux d’ici 2020 (7-9%). Selon les scénarios, l’électricité éolienne couvrira entre 18 et 41% de la demande mondiale d’électricité en 2050.

Fin 2015, la puissance installée dans le monde entier était de 433 GW ; environ 60 GW de capacités supplémentaires seront développés en 2016. En 2015, 110 milliards d’euros ont été investis dans la branche éolienne à l’échelle mondiale.

Aujourd’hui, l’énergie éolienne permet déjà d’éviter chaque année l’émission de 521 millions de tonnes de CO2 dans le monde entier. ©Photo: Vestas
Aujourd’hui, l’énergie éolienne permet déjà d’éviter chaque année l’émission de 521 millions de tonnes de CO2 dans le monde entier. ©Photo: Vestas

L’énergie éolienne joue d’ores et déjà un rôle très important sur le marché européen, comme le montrent les exemples suivants : le 15 mai 2016, le réseau allemand a été approvisionné à 100% avec du courant éolien et solaire. En Écosse, la production d’électricité éolienne a dépassé la demande d’électricité lors d’une journée de forte tempête en août dernier. Au Danemark, 40% de l’électricité est aujourd’hui déjà produite par les parcs éoliens.

Baisse considérable du CO2
Aujourd’hui, l’énergie éolienne permet déjà d’éviter chaque année l’émission de 521 millions de tonnes de CO2 dans le monde entier. À titre de comparaison : près de 43.2 millions de tonnes de CO2 ont été émises en Suisse en 2013. Selon les prévisions du Global Wind Energy Outlook 2016, la baisse de CO2 doublera jusqu’en 2020 grâce à l’énergie éolienne et décuplera, voire plus, jusqu’en 2050.

Chute constante des coûts
Depuis 2009, les prix des installations éoliennes ont chuté d’un tiers environ. L’énergie éolienne onshore représente aujourd’hui la technologie de production d’électricité la plus avantageuse. En Amérique, un kilowattheure d’énergie nucléaire coûte trois fois plus qu’un kilowattheure d’énergie éolienne. En Europe, au Moyen-Orient et en Afrique, l’électricité produite dans les nouvelles centrales à charbon coûte près de 30% de plus que l’énergie éolienne. En Suisse, les longues phases de planification – plus de 10 ans en moyenne – entraînent toutefois une légère augmentation du coût de l’électricité éolienne.

Global Wind Energy Outlook 2016 (anglais)

Source: Global Wind Energy Council

Le parc éolien de Saint-Brais remis en service

Le parc éolien de Saint-Brais remis en service

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Deux semaines à peine après l’incendie criminel contre le parc éolien citoyen de Saint-Brais, les installations ont été remises en service hier (voir news de Suisse Eole du 17.10.16) Une installation provisoire à moyenne tension permettra d’injecter le courant dans le réseau pendant l’hiver. Elle sera remplacée au printemps par une nouvelle installation. Les coûts dépasseront sans doute les 100 000 francs.

« L’incendie volontaire du 14 octobre contre l’infrastructure des installations éoliennes sur le territoire de notre commune est une attaque contre un projet accepté par la population en assemblée communale avec une seule et unique opposition », a déclaré Frédy Froidevaux, maire de Saint-Brais. L’enquête en cours n’a pas encore permis d’identifier les auteurs.

Les installations ont été à maintes reprises instrumentalisées par des opposants à l’exploitation de l’énergie éolienne dans le Jura : on a ainsi prétendu dans certains médias que les nuisances sonores étaient plus fortes que d’habitude les jours précédant l’incendie criminel, en raison de la bise et d’un épais brouillard. Frédy Froidevaux dément catégoriquement : « C’est absolument faux. Avant cet incendie, c’est la bise qui soufflait, et par régime de bise, on entend au contraire moins les éoliennes que d’habitude du village, même si elles sont en fonction. » Les principales nuisances dans la commune sonores sont générées par le trafic des pendulaires qui vont travailler dans la vallée.

L’incendie volontaire est aussi une attaque contre la production d’électricité à partir d’énergies renouvelables, approuvée par la population lors d’un vote démocratique. Les deux éoliennes, en service depuis 2009, produisent assez d’électricité pour alimenter la population résidant entre Glovelier et Saignelégier, soit environ 6.4 millions de kilowattheures par année. C’est cette région qui en bénéfice pourtant que le courant est acheté de Zurich. En outre, les installations apportent une contribution bienvenue aux finances de la commune de Saint-Brais.

Source : Commune de St. Brais

Aton Gunzinger : « Le vent joue un rôle essentiel en hiver»

Aton Gunzinger : « Le vent joue un rôle essentiel en hiver»

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La Suisse a besoin de courant éolien, dit Anton Gunzinger, professeur à l’EPF Zurich est auteur du livre «Kraftwerk Schweiz» montrant que la Suisse pourrait s’approvisionner intégralement et de manière rentable en électricité renouvelable : « En hiver, lorsque la demande d’énergie augmente, la production solaire diminue car le soleil est bas et la durée des jours plus courte. Alors que le vent souffle plus fréquemment et fort durant les mois d’hiver, d’où son importance capitale pour l’approvisionnement énergétique en cette saison.»

« Le vent peut se lever à tout moment, qu’il fasse beau ou mauvais, de jour comme de nuit, en été et en hiver. Chaque kilowattheure qu’il apporte à un autre moment que le soleil, contribue à la stabilisation du système », enchaine le professeur Anton Gunzinger dans une interview de l’Edition spéciale de SuisseEnergie du mois d’octobre 2016. Pour remplacer l’apport de l’éolien, explique Gunzinger, il faudrait développer massivement la biomasse, ce qui n’est pas évident. Une autre alternative serait le recours à des centrales à gaz.

Lire l’interview avec Anton Gunzinger de l’Edition spéciale de SuisseEnergie du mois d’octobre 2016

Les parcs éoliens vaudois planifiés auront un impact infime sur les oiseaux

Les parcs éoliens vaudois planifiés auront un impact infime sur les oiseaux

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Le canton de Vaud a mandaté une étude sur les impacts résiduels cumulés des éoliennes du Jura vaudois et des régions limitrophes sur la faune ailée. Une analyse de l’étude montre que même si les 13 parcs planifiés sont réalisés, ils auront un impact infime par rapport aux autres causes de mortalité des oiseaux.

Actuellement, le plan directeur cantonal vaudois a fixé comme cible une fourchette de production de 500 à 1000 GWh/an sur 19 sites. L’étude, commandée par le canton de Vaud, a le mérite de rassembler et de mettre en évidence les engagements pris par les développeurs pour préserver la faune ailée tout en produisant une part du courant éolien importante de la Suisse. Le rapport montre que les mesures prévues vont permettre non seulement de limiter les impacts, mais peut-être même revitaliser ces espèces. Les menaces principales sur les oiseaux comme la pression accrue liée aux loisirs en nature comme le VTT, la raquette à neige et autres ou l’accroissement constant des surfaces de forêts fermées, sont bien plus importantes.

Eolien et chasseurs
En analysant l’étude on constate que l’impact des éoliennes sur la faune ailées est infime par rapport aux autres causes de mortalité des oiseaux. Si l’on prend le cas de la bécasse des bois, il est indiqué que l’ensemble des 133 éoliennes situées sur le territoire suisse de l’étude pourraient causer une perte d’habitat équivalent à 12 oiseaux par année alors que les chasseurs vaudois en prélèvent en moyenne 108 chaque année (de 2006 à 2015). Concernant le grand tétras, on parle d’une probabilité de collision de 0,58 individus par année pour l’ensemble des 145 éoliennes planifiées dans le Jura vaudois et les alentours.

Vue d'ensemble des impacts prédits pour toutes les espèces et parcs concernés. Tableau: Canton de Vaud
Vue d’ensemble des impacts prédits pour toutes les espèces et parcs concernés. Tableau: Canton de Vaud

Incertitudes parfois impressionnantes
Les incertitudes sont parfois impressionnantes et on se demande comment on peut sérieusement en tirer des conclusions. Le cas de la chauve-souris pipistrelle est patent. Sa population est estimée entre 14’380 et 56’900 individus sur le périmètre étudié et on estime les pertes dues aux collisions avec des éoliennes de 0,5 à 957 chauve-souris par an pour les 145 éoliennes planifiées dans le Jura vaudois et les alentours et pourtant on exige des mesures de compensation en exigeant l’arrêt des éoliennes à certains moments. Le cas de la bécasse des bois est également sujet à de grandes incertitudes dans les données de départ. On parle d’une population de 285 à 608 individus avec un taux de croissance de -9% à 3%. Dès lors, difficile de dire si la perte d’habitat de 7% sera vraiment significative pour l’espèce. Il est évident que l’interdiction de la chasse à la bécasse des bois aurait un bien plus grand impact.

700 ha d’habitat forestier supplémentaire pour le grand tétras
Cette étude, commandée par le canton de Vaud, a le mérite de rassembler et de mettre en évidence les engagements pris par les développeurs pour préserver la faune ailée. Ces mesures vont permettre non seulement de limiter les impacts, mais peut-être même revitaliser ces espèces. Dans le cas du grand tétras, il est prévu d’aménager 700 ha d’habitat forestier et de mettre en place une zone de tranquillité de 840 ha, alors que la perte d’habitat estimée se situe entre 77 et 929 ha. Dans le cas du hibou grand-duc, ce sont plus de 17 km de lignes moyenne tension qui seront enterrées et plus de 200 pylônes qui seront assainis. Toutes ces mesures ne pourraient pas être financées s’il n’y avait pas ces projets d’éoliennes.
Suivi lors de la mise en fonctionSuisse Eole estime qu’il serait plus judicieux et sérieux d’effectuer un suivi des éoliennes une fois installées et de procéder à des mesures adaptées lorsque cela amène réellement un impact positif. Notre association estime qu’il serait plus pertinent d’investir ces centaines de milliers de francs dans d’instructives études de suivi et d’adaptation plutôt que dans des pré-études prédictives qui, de par leurs incertitudes, ne peuvent amener de conclusions tangibles.

Avenir renouvelable de la Suisse
De manière plus générale, Suisse Eole rappelle que l’énergie éolienne est le moyen de production d’électricité le moins générateur de CO2. Il faut donc se poser les bonnes questions au lieu de se focaliser sur les éoliennes. Le recul de la population de l’alouette lulu n’est pas imputable aux éoliennes mais bien à l’intensification de l’agriculture et aux changements climatiques provoqués par les émissions énormes de CO2des centrales à charbon. Limiter l’installation d’éoliennes en demandant toujours plus d’études ou en multipliant les recours abusifs ne fait que prolonger la vie des centrales fossiles et nucléaires. L’avenir énergétique de notre pays appartient aux économies d’énergie et aux renouvelables dont l’éolien.

Analyse du canton de Vaud « Evaluation des impacts résiduels cumulés des éoliennes du Jura vaudois et des régions limitrophes sur la faune ailée »

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